Une dalle béton de 10 cm d’épaisseur est la configuration la plus courante pour une terrasse, un garage ou une dalle de compression sur hérisson. Le choix du treillis soudé n’est pourtant pas anodin : un ferraillage mal dimensionné fragilise l’ouvrage face aux fissurations et aux charges (pensez aussi à consulter notre guide de pose du joint de dilatation pour dalle de 10 cm). Voici la correspondance à retenir et les critères techniques pour ne pas se tromper.
Quel treillis soudé pour une dalle béton de 10 cm ?
Pour une dalle de 10 cm, le ST25 est généralement suffisant dans un usage résidentiel classique : terrasse piétonne, allée de jardin, dalle de compression sous carrelage ou chape. Il s’agit d’un panneau standard, économique, adapté aux charges légères à modérées. Dès que la dalle doit supporter le passage de véhicules, un stationnement ou un local à charge lourde, le ST40 devient préférable, car son diamètre de fil plus important renforce la résistance mécanique de l’armature.
Le ST25C, variante du ST25, présente une maille rectangulaire (200 x 300 mm environ) au lieu d’une maille carrée. Il reste réservé à des usages spécifiques où le sens porteur de la dalle est marqué, par exemple un plancher ou une dalle appuyée sur deux côtés seulement. Pour une dalle béton standard coulée sur toute sa surface, la maille carrée reste la solution la plus logique.
| Type de treillis | Diamètre fil | Maille | Usage pour 10 cm |
|---|---|---|---|
| ST25 | 6 mm (fils porteurs) / 5 mm (fils de répartition) | 150 x 300 mm | Terrasse, allée, dalle de compression légère |
| ST25C | 6 mm | 200 x 300 mm (rectangulaire) | Dalle avec sens porteur marqué |
| ST40 | 7 mm | 100 x 100 mm | Garage, dalle carrossable, charge lourde |
Caractéristiques techniques du treillis adapté
Maille et diamètre de fil
La maille désigne l’espacement entre les fils, exprimé en centimètres ou millimètres. Une maille 10×10 cm comme celle du ST40 offre une répartition plus dense des efforts, ce qui améliore la résistance globale du béton armé face aux fissures de retrait. Le diamètre de fil influence directement la section d’acier disponible dans la dalle : un fil 7 mm apporte nettement plus de résistance qu’un fil de 5 ou 6 mm, au prix d’un panneau plus lourd et plus coûteux.
Pour une dalle de 10 cm, le treillis se positionne idéalement dans le tiers supérieur de l’épaisseur, avec un enrobage minimal de 2 à 3 cm par rapport à la surface finie, conformément aux règles habituelles de mise en œuvre du béton armé.
Différences entre ST25, ST25C et ST40
Le ST25 et le ST40 se distinguent avant tout par la section d’acier qu’ils apportent au mètre carré. Le ST40 contient environ deux fois plus d’acier que le ST25, ce qui justifie son emploi pour les structures soumises à des charges roulantes ou à un trafic régulier. Le ST25C, avec sa maille rectangulaire, répond à une logique différente : il concentre l’armature dans un sens privilégié, utile pour certains planchers ou dalles portées.
Dans la pratique, pour une dalle de plancher, une terrasse ou une chape sur hérisson en 10 cm d’épaisseur, le choix se limite le plus souvent entre ST25 (usage courant) et ST40 (usage renforcé). La norme applicable au calcul du ferraillage reste le DTU 21 pour les ouvrages en béton armé courants.
L’erreur qui coûte cher : poser le treillis au fond du coffrage
Un treillis soudé posé directement sur le hérisson ou le fond de forme ne joue aucun rôle structurel : il doit être surélevé grâce à des cales pour se retrouver dans la partie basse à mi-hauteur de la dalle, là où les efforts de traction sont les plus importants.
Dimensions des panneaux disponibles
Les panneaux standards de treillis soudé se déclinent généralement en format 2,40 m x 6 m, une dimension qui limite les découpes et facilite la couverture rapide d’une surface. Des formats plus petits existent pour les petits chantiers, comme des panneaux de 2 m x 3 m ou de 1,50 m x 3 m, plus simples à manipuler sans matériel de levage.
Pour une dalle de garage ou de terrasse de taille modeste, un ou deux panneaux suffisent souvent. Sur une surface plus grande, plusieurs panneaux doivent être assemblés avec un recouvrement suffisant pour assurer la continuité de l’armature.
Pose et positionnement du treillis
La pose commence par la mise en place de cales en plastique ou en béton, réparties tous les 60 à 80 cm environ, afin de maintenir le treillis à la bonne hauteur pendant le coulage. Le panneau ne doit jamais toucher le fond du coffrage ni affleurer la surface finie : un enrobage correct protège l’acier de la corrosion et garantit la durabilité de l’ouvrage.
Lorsque plusieurs panneaux sont assemblés, un recouvrement d’au moins une maille (soit environ 20 à 30 cm selon le type de treillis) doit être respecté entre deux panneaux, avec un ligaturage au fil de fer pour assurer la solidarité de l’armature. Cette continuité structurelle évite les zones de faiblesse dans la dalle de compression et répartit correctement les charges sur l’ensemble du plancher.
Une fois le treillis calé et ligaturé, le coulage du béton peut débuter. Un vibrage léger permet au béton d’enrober correctement chaque fil sans créer de bulles d’air, ce qui garantit une structure homogène et une résistance optimale de la dalle sur le long terme.